Evolution de la calculatrice

Les humains utilisent les mathématiques depuis si longtemps que nous ne pouvons pas savoir avec certitude quelles étaient les premières aides à l’arithmétique mentale – mais la première était probablement nos doigts, et la seconde, de petites piles de pierres.

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Les deux appareils ne sont utiles que pour de petites quantités, et dans le cas de nos doigts ne peuvent être utilisés que pendant de courtes périodes avant que les muscles endoloris exigent un rafraîchissement de l’écran !

Mais avec l’avènement de l’agriculture préhistorique, du commerce et de l’astronomie, les piles de pierres sont devenues désespérément insuffisantes. Une version rudimentaire du boulier, datant d’environ 2500 ans avant notre ère, a été développée en Sumérie (aujourd’hui Irak) et s’est ensuite répandue en Europe et dans le reste de l’Asie. Au fur et à mesure que l’abaque s’affinait, des calculs considérés comme extrêmement difficiles devenaient routiniers.

Pendant les 4 500 années suivantes, l’abaque fut l’outil de comptage le plus utilisé par l’humanité (il est encore utilisé dans certaines régions d’Asie). Puis, en 1617, le mathématicien écossais John Napier a publié Rabdology (“calcul avec des tiges”), décrivant un dispositif qui est venu à être connu sous le nom de Napier’s bones. Les os sont des bâtonnets minces, inscrits avec des tables de multiplication. L’utilisateur calcule sa somme en ajustant l’alignement vertical des tiges, puis en lisant les totaux de multiplication horizontalement. Avec quelques heures d’étude, n’importe qui peut utiliser un ensemble pour résoudre de grands problèmes de multiplication et de division. Les experts peuvent même les utiliser pour extraire des racines carrées d’assez grands nombres – ce qui n’est pas une mince affaire au début du XVIIe siècle !

Ces appareils n’étaient pas des calculatrices – ils fonctionnaient en simplifiant les sommes qu’un opérateur humain devait encore faire mentalement. Puis, en 1642, le polymathe français Blaise Pascal invente sa calculatrice Pascal, un appareil véritablement capable d’effectuer des calculs mathématiques au moyen d’un mécanisme de type horloge.